Guild of the Dungeoneering – Suivez la guilde

10/04/2019

Oh, il a l’air mignon avec ses petits dessins crayonnés et ses petits cœurs… Il ne m’a pas fallu longtemps pour me rendre compte qu’il s’agit en fait d’un enfoiré de première. Sous prétexte d’or et de gloire, vous allez être responsable de la mort d’un nombre incalculable de membres de cette étrange assemblée, car c’est bien de ça qu’il s’agit dans Guild of the Dungeoneering : du génocide d’aventuriers.

Le principe est original : du dungeon-crawling où l’on place soi-même une partie du labyrinthe, des monstres et des trésors. Chaque donjon possède un objectif qui ne se limite pas à buter le gros monstre du coin et peut même être limité dans le temps. Une fois les lieux vidés des engeances qui les habitent, on gagne l’accès à d’autres donjons et on continue jusqu’à ce que nos petits psychopathes aient zigouillé toute créature à poils, à plumes ou à écailles du pays.

On fait en parallèle évoluer notre guilde, en construisant de nouvelles salles pour attirer de nouvelles classes d’aventuriers ou débloquer de nouveaux objets que l’on pourra trouver lors de nos explorations. Tout ça pour se préparer aux gros morceaux qui viennent jalonner le parcours, ces Boss qui peuvent être particulièrement retors.

Ma première victoire ! Merci EBS 😉

Au delà de son système de construction en tour par tour des donjons par le joueur, la grande réussite de Guild of Dungeoneering reste son système de combat. Comme à la bataille, le joueur et le monstre disposent d’un paquet de cartes disposant de divers effets. Deux types de dégâts différents, des contres, des contre-contres, des effets persistants, la liste est très longue. A chaque tour, les adversaires choisissent une carte et leurs effets vont s’appliquer simultanément, permettant des combinaisons parfois très violentes. Si on ajoute à cela les traits propres à chaque monstre ou obtenus par l’aventurier du joueur, on dispose là d’une grande variété de situations.

La classe de l’aventurier lui confère un jeu de départ ainsi que certaines caractéristiques (par exemple le Ranger qui frappe avant les monstres), mais c’est l’équipement que l’on va récupérer qui va nous apporter de nouvelles options. Comme de bien entendu, quand on occis un monstre, on loote son cadavre. Chaque objet est classé dans une catégorie d’effets (Armor, Blade, Holy…) qui se cumulent pour atteindre les niveaux et donc cartes les plus puissants. Pour le dire plus clairement, un item ayant Blade 1 associé à un offrant Blade 2 vous débloque les cartes du niveau Blade 3.

Exemple d’un combat venant d’un DLC sur les pirates auquel je n’ai pas joué.

La subtilité ? Cet équipement (qui doit aussi être associé à une partie du corps, pas question de porter deux casques) n’est valable que pour le run en cours. Même en cas de victoire, votre personnage ne gagnera qu’un léger bonus pour ses prochaines aventures et repartira niveau un et à poil. Il est de toute façon très difficile de garder un pimpin en vie plus de quelques raids, parce que chacun vous oppose des ennemis aux pouvoirs et faiblesses différentes et que savoir contrer les dégâts physiques ne sera d’aucune utilité contre un monstre utilisant les attaques magiques.

On va donc exterminer du clampin à un rythme industriel en testant différentes combinaisons de classes et de bonus de départ qu’on peut acheter. Le jeu nous rappelle d’ailleurs que le cimetière est illimité et nous traite de monstre pour le remplir avec autant d’application au passage. Parce qu’en plus il se permet d’avoir de l’humour ce margoulin.

Lui, il va lui arriver des trucs.

Tant bien que mal, on progresse, laissant de côté certaines classes vraiment moins puissantes que d’autres, jusqu’à un point où la difficulté monte un peu soudainement avec ces créatures niveau un qui vous fracassent sans aucun respect. Résoudre certains défis demandera une combinaison subtile de planification, de minmaxage et de (beaucoup de) chance. Malheureusement, on échappe pas à une légère touche de grind nécessaire pour amasser assez d’or pour débloquer les objets les plus efficaces.

Son style visuel est simple et efficace tout en ayant une vraie personnalité, mais c’est surtout sa musique qui relève l’ensemble. Être accueilli au lancement par une chanson de taverne qui chante les louanges de la guilde est une expérience beaucoup trop rare.

Guild of Dungeoneering est plein de bonnes intentions, bien plus complexe qu’il en a l’air et qui, bien qu’il puisse se se déguster par petites sessions, a su développer un comportement d’addiction chez moi. Les Irlandais de Gambrinous ont réalisé un très bon jeu mélangeant hardcore et popcorn que je conseille aux fans de rogue-like comme de dungeon-crawling. Sorti en juillet 2015 et encore vendu 15€ sur Steam oÔu GoG et passé dans un Humble Bundle, attendez un bon plan et avant de vous lancer, oubliez toute compassion pour ces aventuriers qui vont mourir au nom de la guilde.

Genre : Rogue-like Tour-par-Tour

Développeur : Gambrinous

Éditeur : Versus Evil

PlateformeSteam, GoG

Prix : Environ 15€


Date de parution : 14 juillet 2015