Low Magic Age [EARLY ACCESS] – Le medfan qui veut gratter D&D

10/04/2019

Découvert et acheté, comme beaucoup d’autres jeux, à cause de Tchey (ses vidéos et sa douce voix sont de véritables agressions pour votre portemonnaie, cet homme est dangereusement intéressant à suivre), Low Magic Age est encore en développement. Ça fait un moment maintenant, mais la production du nouveau contenu continue à un rythme régulier.

Low Magic Age se déroule dans un univers medfan ultra classique qui suinte le D&D par toutes les caractéristiques. On y dirige un groupe de combattants aux classes prévisibles, du guerrier au mage en passant par le clerc et le roublard ; on peut les créer un par un et choisir leur apparence dans une galerie de portraits qui semble tout droit tirée des illustrations des livres de jeu de rôle des années 80.

Les images proviennent également du site officiel, ayant perdu mes screenshots.

Avec cette petite bande de six bras cassés, on va se fritter avec un bestiaire lui aussi sans surprises, dans des combats tactiques au tour par tour sur de jolies cases carrées. Ces phases proposent quelques subtilités, entre le champ de vision, la distance d’engagement, les bonus / malus et les capacités spéciales, mais tout ceci ne se dévoile qu’au fur et à mesure puisqu’au niveau 1, vos pimpins n’auront pas accès à grand-chose.

Aux débuts de l’accès anticipé, seuls ces combats tactiques étaient disponibles. On enchainait alors les rencontres dans une « arène », ce qui devenait vite répétitif mais permettait de constater la solidité du gameplay, malgré une tendance à noyer notre groupe sous une foule d’ennemis faibles, beaucoup plus difficile à gérer qu’un ou deux adversaires puissants.

BAAAASTOOOON !

Heureusement, avec l’apparition du mode aventure, Low Magic Age rentre dans une toute autre dimension. Bien que tout ne soit pas encore implémenté, notamment le scénario principal, je n’hésite pas à le comparer à Mount&Blade. On va se promener sur une carte remplie de villes, donjons, villages et autres tours de nécromanciens, pour y faire du commerce et se bastonner au fil de nos rencontres.

Le tuto est rapidement évacué pour vous laisser le champ libre. Il y a quelques ressources à gérer (nourriture, mais aussi munitions des archers et « pouvoirs » pour vos lanceurs de sorts doivent être réapprovisionnés régulièrement), des biens à acheter et revendre à l’autre bout de la carte, des créatures à combattre et des donjons à visiter.

La carte du monde dans ma partie.

La gestion de l’inventaire est également à l’ordre du jour, avec des épées +2 qui viendront évidemment remplacer vos épées +1. ÔJe caricature, c’est plus subtil que ça avec des familles d’armes à maitriser, des dégâts secondaires comme du feu ou du poison, ou encore des armures qui pénalisent plus ou moins les lanceurs de sorts, mais globalement on est dans du grand classique.

Si la carte du monde et les artworks des écrans de chargement sont plutôt réussis, le reste n’est pas vraiment joli avec ses couleurs ternes, ses personnages dont l’apparence me rappelle définitivement les figurines cartonnées des boites de l’Œil Noir (si toi aussi tu sais de quoi je parle, lève ton déambulateur en l’air), et ses animations dignes d’Ed Wood. Les effets sonores sont du même tonneau, même si les musiques sont assez sympathiques, sans atteindre les sommets d’un Dominions.

L’écran de quêtes, un peu austère mais clair.

Mais globalement, on s’en fout pas mal, parce que l’intérêt est ailleurs. Si au bout de quelques heures de campagne, on finit par espérer un scénario pour nous proposer un but au lieu d’écumer les mêmes quêtes et les mêmes coins de la carte, l’ensemble est tout de même solide. Il y a un côté addictif, avec la progression de ses personnages ou l’accès aux ressources de nouvelles cités et les combats qui offrent un challenge valable et permettent différentes méthodes pour l’emporter.

J’ai d’ailleurs écrit cet article avant la dernière mise à jour qui se permet d’introduire le mode campagne, mais je vais vous laisser Tchey vous présenter ces nouveautés.

C’est l’unique jeu de Low Magic Studios, basé visiblement en Asie. Composé de fans de JDR, inspirés par les Heroes of Might and Magic et autres Baldur’s Gate, ils ont pour l’instant développé un jeu intéressant et cohérent. Il ne leur reste plus qu’à y rajouter la profondeur d’un scénario digne de ce nom pour la campagne, mais j’aurais tendance à être optimiste.

Je vous invite à garder un œil sur Low Magic Age, régulièrement soldé pour le prix d’un menu tacos (son prix a augmenté depuis la mise à jour qui rajoute la campagne). Il m’a aspiré par moment comme Mount&Blade a su le faire à son époque avec quelques arguments communs, ou plus près de nous, comme Battle Brothers, dont il est plus proche qu’il en a l’air. Et je ne dis pas ça parce que c’est de lui dont parle l’article suivant, ce n’est pas le genre de la maison de faire des transitions réfléchies et pertinentes.

Genre : Tactique tour-par-tour

Développeur : Low Magic Studios

Éditeur : Low Magic Studios

PlateformeSteam, GoG

Prix : Environ 8,19€


Date de parution : 11 janvier 2017
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