Douzième séance

La chaologie vidéoludique est une discipline dangereuse. On tombe parfois sur des jeux désagréables, mal foutus, mal pensés et bien vendus. Au détour d’une découverte, on peut aussi trébucher et se laisser happer pendant des semaines par un seul titre intelligemment conçu, resté relativement inconnu du public, n’ayant pas été distribué par paquebots entiers dans des bundles.

L’autre problème, c’est que quand la partie matérielle et mécanique ne suit pas, il est difficile de continuer à explorer cet univers fascinant. Si j’ai appris quelque chose de l’assemblage à l’arrache de composants divers pour constituer mon PC, c’est que c’est une connerie. Si j’ai, en souvenir d’un syndrome sorti de nulle part, des difficultés à interagir correctement avec ma souris, cela me limite forcément dans mes pérégrinations. En cumulant les deux, je me retrouve, aujourd’hui, plus de cinq mois après la dernière séance, avec l’envie de reprendre le rythme mais aussi un certain vertige face au vide laissé derrière moi.

Voici donc, après moultes sacrifices de pains au chocolat au dieu du chaos, après plusieurs tentatives de dépannage matériel armé d’une matraque télescopique non lubrifiée et après avoir digéré le changement de mes capacités motrices, la nouvelle séance du cabinet de chaologie.

Parce que la mort, dans le jeu vidéo, n’est jamais qu’une invitation à recommencer.


On reprend donc et on commence avec Rise to Ruins, un city-builder saupoudré de rogue-like en Early Access (beau combo, Mr Toubon doit se retourner dans sa tombe) avec de sérieux arguments.


Tout chaud sorti d’Early Access, Crawl est spécifiquement destiné au multijoueur en local. Il le fait avec beaucoup d’intelligence dans un party-game visqueux.


L’aventure intérieure revient également dans son septième chapitre avec une exploration de cette maladie entretenue par Steam : l’hypertrophie du backlog.


Pendant l’hibernation, le Koh Lanta des Jeux Vidéo ne s’est pas arrêté pour autant. Il est même terminé, rangé, les récompenses distribuées. Mais il me semblait important de continuer à en décrire le déroulement jusqu’à son terme. Place aux demi-finales du KLJV sur Last Man Standing.


De la tactique en tour par tour dans un univers Steampunk ? SHUT UP AND TAKE MY MO… Wow, on se calme, il s’agit d’Airship Dragoon.


Pour se remettre, quoi de mieux qu’une plongée dans l’univers d’ABZÛ ? Plus immersif qu’un économiseur d’écran, moins rigolo que Sauvez Willy, nagez au milieu des baleines pour le même prix qu’une entrée à l’aquarium. Aquaphobes, méfiez-vous quand même.


Vous aimez les espaces confinés ? La promiscuité forcée avec des camarades aux compétences variées ? La natation synchronisée coopération sous-marine ? Ce projet découvert sur le forum de Canard PC pourrait vous intéresser. Embarquez dans The Abyss Crew, développé sur plusieurs continents en même temps.


On termine avec trois petits point&clicks aux ambiances variées :

Octave nous plonge dans une ambiance morbide, mais pas longtemps.

Belladonna n’est pas plus joyeux malgré son dessin cartoon. Ni beaucoup plus long.

Camp 1 fera figure d’ovni au milieu de tout ça mais mérite carrément le détour, surtout pour un jeu gratuit.


C’est tout pour cette fois mais la suite est déjà en préparation, avec notamment le retour des chroniques du Chaologue ou la finale du Koh Lanta des Jeux Vidéo. Le Chaos, ça ne s’improvise pas.

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