Rise to ruins [EARLY ACCESS] – Banished Fortress

Oui, autant l’annoncer clairement, Rise to Ruins (anciennement Retro-Pixels Castle) est un mix entre les gameplays de Banished et de Dwarf Fortress. Il s’agit de construire un village et d’en assurer la survie face aux hordes de monstres qui viendront immanquablement tenter de le détruire.

Fan des deux jeux mentionnés, j’ai découvert celui-ci à l’occasion d’une promo sur Indiegamestand. Comme son précédent nom l’indique, il est en pixel-art plutôt mignon et propose de gérer un village en donnant des ordres qui seront exécutés par les habitants sélectionnés. Ainsi, les constructeurs bâtissent, les bûcherons coupent du bois et les artisans fabriquent outils, nourriture et armures.

Quelle est donc sa particularité ? Il est extrêmement difficile et il sera très compliqué de survivre plus de quelques jours en mode normal. En effet, des monstres apparaissent sur la carte de plus en plus vite. Ils s’y promènent jusqu’à rencontrer vos habitants et font ce qu’on attend des monstres : ils veulent tout casser.

Les habitants peuvent se battre mais si les premiers ennemis sont facilement repoussés, il faudra vite construire des infrastructures de défense. Qu’il s’agisse de tourelles, de murs ou de golems, la survie de votre village passera par l’organisation géographique et la bonne utilisation de l’environnement.

Il faut tout d’abord établir les frontières de votre territoire en limitant l’accès à votre village. Si les monstres peuvent arriver de tous les côtés, vous serez immanquablement débordé. Quelques murs le long d’une forêt ou d’une montagne permettent déjà d’installer des défenses dignes de ce nom.

Seulement pour survivre, votre village doit également assurer sa subsistance. Construire des fermes est indispensable, surtout que les saisons viendront affecter la production de nourriture. Comme dans Banished, il devient alors indispensable de bien gérer la population afin de ne pas voir votre économie s’effondrer pour cause de famine chronique, sans parler des habitants qui partiront loin dans la nature trouver la nourriture qui manque dans le village.

Pour construire, il vous faudra du bois, à transformer en planches, tout comme des pierres taillées. Rien que cette chaine de production nécessitera quelques habitants et de nombreuses ressources. Si vous laissez de la place dans vos habitations, des couples se formeront et de nouveaux villageois viendront renforcer votre capacité de production mais également vos besoins. Si l’équilibre n’est pas aisé à obtenir, cela devient vraiment tendu quand les monstres viennent mettre le bronx.

L’univers de Rise to Ruins est magique. Les ennemis sont des élémentaires, des zombies, des slimes et autres saloperies. Mais vous avez également plus d’un tour dans votre livre de sorts. En effet, vous êtes un dieu pouvant altérer l’environnement. Des classiques boules de feu à la capacité à faire pousser de la nourriture et des arbres, votre rôle ne se limite pas à donner des ordres et il faudra faire bon usage de la mana pour parvenir à quelque chose.

De la même façon, en plus des traditionnelles ressources, on trouver les cristaux à récolter et à raffiner qui seront le carburant de vos bâtiments les plus puissants, comme ces tours à boules de feu ou ces générateurs de golems de défense. Ils vous permettront de tenir un peu plus longtemps, à condition de les placer de façon efficace.

Développé par Raymond Doerr, texan de son état et seul membre de SixtyGig Games, Rise to ruins a récolté $10 000 en 2014 sur Kickstarter. Il insiste fortement sur le concept de DRM-Free et de contenu additionnel gratuit sur la page du jeu. Ok, le jeu est sorti sur Steam, mais il est fort logiquement possible de le lancer sans passer par l’interface du logiciel de Valve.

Il prévoyait à l’époque de sortir son jeu en… 2014, et évidemment, tant qu’il est en Early Access, il est impossible d’évaluer sa politique de DLCs gratuits. Seule certitude, il est aujourd’hui vendu à 10€ mais le prix annoncé de la version finale sera de 15€, logique plutôt positive lorsqu’on souhaite remercier les acheteurs de la première heure et qu’il faut saluer.

Rise to Ruins offre une expérience comparable en certains points aux jeux cités, tout en introduisant ses propres règles. Chronophage, prenant, difficile à maitriser et se finissant inéluctablement par la mort de vos habitants noyés sous le flot des monstres, il offre déjà des heures de jeu de bonne qualité. On espère que l’auteur saura en conserver l’équilibre tout en y incluant de nouveaux éléments pertinents. A suivre avec attention, ce petit jeu mariant intelligemment différents gameplays pourrait bien tenir ses promesses, à défaut d’avoir tenu ses délais.

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