Archimedes – ARG même pas peur

Ce n’est sans doute pas un titre dont vous avez beaucoup entendu parler. Archimedes est un ARG ou un jeu en réalité alternée ; cela signifie que vous allez parfois devoir « sortir » du jeu pour pouvoir avancer dans l’aventure, faire des recherches sur Internet et même télécharger des fichiers. C’est ma première expérience du genre et je m’y suis plongé au réveil. C’était sans doute un peu tôt pour faire fonctionner mes neurones.

On commence par démarrer un OS appelé ARC. Hum. Moi qui pensais avoir téléchargé un jeu, me voilà circonspect. Il ressemble à un vieux Windows moche, entre le 3.1 et le 95. Un raccourci vers un explorer, un menu démarrer, une horloge en bas à droite. D’ailleurs, elle reste bloquée sur 6h57 PM. Dommage pour l’immersion qu’elle ne s’adapte pas à l’heure réelle. Mais pas le temps de s’attarder sur ces détails puisqu’une fenêtre de messagerie instantanée s’ouvre.

Premier contact avec la personne qui prétend avoir uploadé l’OS. On doit lui répondre, mais les phrases sont pré-écrites et on se contente d’appuyer sur les touches du clavier sans aucun contrôle sur nos réponses. Après quelques échanges, on ouvre le navigateur Internet et c’est là que tout commence…

Le jeu est très court puisqu’il m’a fallu moins de deux heures pour en venir à bout ; vous raconter l’expérience en détail reviendrait à vous spoiler l’aventure, mais vous allez apprendre ce qui se passe dans un laboratoire de recherche qui travaille sur un virus nommé avec à-propos Archimedes. En fouillant les documents présents sur l’OS, vous trouverez des indices qui vous emmèneront vers une expédition des années 50 dans un coin reculé, dont il faudra trouver les coordonnées sur Google Maps.

Point qui a de l’importance pour pas mal d’évaluations Steam, le jeu vous demandera de télécharger des fichiers sur Mediafire. Si cela vous pose un problème, au moins vous gagnerez du temps. Dans les faits, ces documents trouvés sans réelle difficulté (il ne faut pas déchiffrer l’adresse Internet) n’apportent que des éléments un brin obscurs sur cette expédition scientifique sur fond de créatures inconnues.

Des fichiers MP3 qui grésillent, des articles de journaux incomplets, l’OS se tape des remontées acides, l’inconnu avec lequel on discute par messagerie rattrapé par une crise interne, des virus millénaires qui infestent nos ordinateurs, rien de tout cela n’est très clair ni très logique.

Cela se termine lorsque l’on reçoit un email avec des instructions à suivre pour obtenir les premières images dérangeantes. La classification jeu d’horreur est bien présomptueuse. Il faudra en tous cas vous faire votre propre conclusion puisque le jeu ne vous apportera pas plus de réponses. L’enquête est finalement très linéaire et on suit un rail qu’il est difficile de perdre.

Ma découverte du genre avec Archimedes me laisse un goût d’inachevé ; j’espérais plus d’interactions, plus de fausses pistes, plus d’indices à suivre et surtout un véritable lien entre tous ces éléments dénichés. La satisfaction de résoudre une énigme est vite atténuée par la facilité de l’ensemble et la fin trop précoce.

Malgré ses limites techniques, sa narration mal exploitée, sa facilité et son absence de moments réellement flippants, Archimedes m’a bien plu. Peut-être est-ce  dû à mon manque d’expérience des ARG ? Toujours est-il que j’ai apprécié l’idée de départ de ce jeu de Josh Hughes, vendu sur Steam ou le Humble Store pour environ 2€.

Si vous êtes déjà aguerri sur les jeux à réalité alternée, vous trouverez peut-être Archimedes un peu pauvre en contenu, mais il n’est pas complètement dénué d’intérêt. Déjà passé en bundle et à moins d’1€ en soldes, il reste une curiosité qui a en tous cas bien sa place dans ce cabinet, sans se voiler la face sur ses réels défauts.

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