Far Space – Pour 59 centimes de trop

Une fois n’est pas coutume, on va parler d’un jeu récent, voire même très récent puisqu’il est sorti le 4 août 2017. Dans le costume d’un astronaute, spationaute ou cosmonaute, ce qui n’a finalement que peu d’importance, on va devoir survivre à bord d’une station spatiale qui tombe en morceaux. Enfin ça c’est le pitch.

La réalité est un peu moins glorieuse. Il s’agit en effet d’un jeu disposant de deux phases de gameplay. La première, celle qu’on voit bien dans les images de la page Steam, consiste à évoluer en vue à la première personne dans les couloirs de la station. Enfin, je dis évoluer. Le personnage bouge tout seul, notre seule interaction sera de bouger la tête (c’est là qu’on sent que le jeu a été pensé pour la VR, bien qu’il soit tout à fait possible d’y jouer sans casque) et par moment à faire un choix entre deux actions.

Après une minute de jeu, on essaie déjà de vous buter.

Sachant que l’une entraine la mort et que l’autre permet de voir la suite du jeu, le choix n’en est pas vraiment un. Visuellement c’est plutôt pas mal, on avance au ralenti, absence de gravité oblige, en esquivant les dangers. Au bout d’environ cinq minutes, nous voilà à la fin du premier chapitre. Le jeu en comportant six, je crains pour la durée de vie de l’ensemble.

Durant ce laps de temps, j’ai déjà débloqué quatre succès. Trois basés sur le temps passé en jeu, un pour avoir atteint le niveau deux. Curieux, j’ai regardé les autres. Tous basés sur le temps passé en jeu. Je cherche des gens qui y ont passé cent trente minutes, c’est pour une étude sociologique.

La phase de shoot. Oui, c’est aussi chiant que ça en a l’air.

Pas dégoûté par ce que j’ai vu, me voilà dans le second chapitre et là… J’aurais bien aimé que ça dure moins de cinq minutes. La seconde phase du gamplay est donc de détruire des ennemis arrivant par vagues de trois, aux commandes d’une espèce de dragon qui sort littéralement de nulle part. Au bout de cet interminable ennui, voilà enfin la suite de la phase en vue subjective.

Et c’est comme ça jusqu’au bout. Trois passages à peu près corrects mais très courts et à l’interaction très limitée, entrecoupées de phases de shoot sans intérêt et chiantes comme la pluie. J’ai même du en recommencer une suite à une mauvaise manip. Pour autant, il ne m’a fallu que trente-six minutes pour terminer le jeu.

Le truc le plus flippant du jeu : l’écran de game over.

Vendu 99c, Far Space est vide. Un scénario embryonnaire qui ne répond à aucune question (pourquoi on est là, c’est quoi ces machins qui veulent nous buter, d’où vient ce dragon chelou, chocolatine ou pain au chocolat…), une fin expédiée, aucune subtilité dans le gameplay. Je l’ai acheté en promotion à 59c. Je ne suis pas mauvais perdant, donc je n’ai pas demandé le remboursement. Mais c’est clairement 59c de trop.

Alexey Glinskiy, responsable de cette expérience bâclée, est également l’auteur de Deep Fear, un jeu où des plongeuses souffrant d’hypertrophie mammaire décident d’aller nager en string au milieu des requins. Également vendu 99c, il a l’avantage, par rapport à Far Space, de permettre de se rincer l’œil, parce qu’au-delà de ça, il m’a l’air tout autant dénué d’intérêt.

Mais il est tout petit ce dragon !

Je n’attendais pas grand chose de Far Space ; il a réussi à me décevoir malgré tout. Même en bundle, même par hasard, même si on vous l’offre, ne perdez pas de temps avec cette expérience à la fois frustrante et pénible. J’ai du mal à appeler ça un jeu et le prix extrêmement bas n’est pas une excuse.

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