Les chroniques du chaologue #8.2

19/10/2018

Après le focus sur les point&click, voici les chroniques plus traditionnelles qui vont tout de même faire la part belle aux jeux qui font peur et aux jeux d’enquête. Mais commençons avec les inclassables.


Age of Conquest IV

Je ne m’attendais pas à tomber sur un jeu de ce type dans la liste touffue d’itch.io. Age of Conquest IV est un jeu de stratégie où l’on doit conquérir le monde, province par province. De nombreuses cartes sont disponibles proposant un découpage distinct pour varier les plaisirs et les époques. Le nombre de parties multijoueurs actives est impressionnant, une communauté d’une taille insoupçonnée y joue régulièrement et il y a même des tournois et des leaderboards. Niveau gameplay c’est assez limité, on recrute des troupes, on envahit le voisin et on peut s’essayer à la diplomatie mais contre l’IA, peu de chance d’arriver à quoi que ce soit. On peut ajuster le rythme, les conditions de victoire, bref, un mélange de Risk et de Diplomacy, tout ça gratuitement, traduit en français et disponible également sur Steam.

Attention tout de même : s’il est gratuit de rejoindre une partie, pour en héberger une, il faut dépenser de la monnaie ingame, l’équivalent de 5 centimes la partie. Vous en gagnez en vous connectant régulièrement ou en remportant des parties à récompense, mais si vous n’en avez plus, vous devrez payer en vrai argent.

Sagittarius

Sous ce nom zodiacal se cache un party game en tour par tour où il faut jouer avec la gravité pour planter des flèches dans le genou de ses adversaires. Une sorte de gorilla.bas avec un élément supplémentaire. On peut y jouer de 2 à 5 joueurs, et s’il existait un mode multi en ligne, il aurait à coup sûr fait l’objet d’une épreuve du KLJV. Si vous avez deux trois potes sous la main, passez quelques minutes à vous entretuer.

Oiligarchy

J’avais déjà parlé de Molleindustria, studio spécialisé dans les petits jeux « engagés », et de leur visual novel Unmanned dans cet article. Dans Oiligarchy, ils nous proposent de bâtir un empire du pétrole. On ira donc détruire les forêts du Venezuela, virer les ours de la banquise et renverser des gouvernements au Proche-Orient pour fournir la demande exponentielle en or noir. Toute ressemblance avec des évènements réels serait évidemment fortuite.

Animal Inspector

Comment résumer le concept de ce jeu… C’est un Papers, Please animalier dessiné par ta petite nièce sous Paint. Si on oublie la musique horrible, il y a un vrai jeu avec un scénario et un message. J’ai joué avec un chat sur les genoux, ce qui n’aide pas à prendre des décisions difficile. Ce jeu de Tom Astle est plus intéressant qu’il en a l’air mais jouez-y en coupant le coupant le son.


Si vous aimez vous creuser la tête, je vous invite à tester vos capacités de déduction sur ces trois enquêtes.


The Ransom

Vous avez été enlevé. Pourquoi, vous le découvrirez au fil de votre exploration de la calèche qui vous entraine dans la nuit noire. On oublie assez vite les problèmes d’interface et les graphismes simplistes, on cherche un moyen de fuir, puis la vérité se dévoile et il va falloir faire un choix. J’ai beaucoup aimé ce jeu développé pour l’Adventure Jam 2018, malgré ses nombreux défauts.

Judgement

Un jeu d’enquête plutôt simple à première vue. On découvre une scène de crime, et à partir de nos observations, on doit déterminer ce qu’il s’est passé en répondant à des questions sur qui, quoi, où, comment, pourquoi. Un pourcentage de réussite nous attend à la fin mais sans nous dire là où on s’est planté. Le 100% demande donc un certain nombre d’essais pour ne rater aucun détail de l’affaire. Il est techniquement très limité mais l’intérêt de ce jeu de Yatomant est ailleurs.

A case for Watson

Il est sympa Holmes, il t’envoie en solo sur une affaire. Un pianiste est retrouvé mort dans sa salle d’étude, il va donc falloir interroger les habitants du manoir et fouiller les recoins pour trouver indices et preuves. En vue FPS servi par des graphismes corrects, on explore des décors vite répétitifs, on fait des « dessins d’écran » à présenter aux suspects pour débloquer des options de dialogue et on résout une énigme pour finalement aller rapporter à Holmes nos découvertes et conclusions. Ce salaud nous donne une note sans nous expliquer ce qu’il s’est réellement passé pour ne pas nous spoiler, afin de pouvoir recommencer et s’approcher de la vérité. Une enquête pleine de bonnes idées, à réserver aux anglophones.


J’aurais du profiter de l’été et de ses longues journées. Au lieu de ça je me retrouve à jouer à des jeux qui font peur alors qu’il fait nuit à 19h et que ça ne va pas aller en s’arrangeant.


Do You Copy ?

Space Octopus a réalisé plusieurs jeux d’horreur ; Do You Copy? a été créé à l’occasion de l’Asylum Jam 2017 en 48h et le concept est plutôt sympa : au lieu de nous envoyer crapahuter dans la forêt pour fuir un monstre, on doit guider un pauvre hère perdu pour qu’il échappe au danger. Bon, je n’ai jamais réussi à le sauver, mais l’atmosphère est plutôt réussie, tout comme les voix. Si vous aimez les jeux qui font flipper, vous pouvez sans danger tenter de découvrir les différentes fins annoncées.

Anxiety Lost Night

Vous voulez une ambiance bien flippante, à base de bruits inconnus, de bagnole en panne et de jumpscares bien sales ? En moins de dix minutes de gameplay à base de QTE à la souris, vous avez le temps de faire deux attaques cardiaques et d’essayer de comprendre le scénario. Bien foutu mais un peu obscur.

Contemp

Dans Comtemp, on visite à la première personne une maison à l’abandon où plein de petites surprises nous attendent, planquées dans l’ombre. Très joli, avec un style qui fait bien ressentir la décrépitude des lieux, avec quelques « énigmes » pour dépasser le simple walking sim, il se boucle en à peine dix minutes et vous laisse repartir avec un bon coup de flippe. Du bon boulot.

Incubo

Tout nouvo tout bo, Incubo est un jeu de plateforme d’horreur en 2D. Dans cette démo, on va diriger un petit garçon perdu dans un monde plein de visions de cauchemar, sauter sur des caisses, grimper sur une grande roue et échapper à des monstres. Un bon aperçu de ce que proposent les indonésiens de Hehe Gamez : des puzzles, une sanction sanglante en cas d’échec et des visions dérangeantes. Curieux de voir le jeu complet.

Perfection

Un jeu d’horreur à la première personne, c’est toujours plus immersif. Perfection est soigné, avec cet « institut » où l’on s’inscrit pour être perfectionné selon des critères à première vue rassurants…Et ça part en vrille. Quelques défauts techniques et graphiques, un scénario surprenant et une fin directement liée à nos actes. Peut se rejouer mais bon, on fait vite le tour quand même malgré quelques paramètres à régler qui apportent de menues différences. Super intro en tous cas.

ROT – Purgatory Hill

Encore un jeu à la première personne avec une histoire confuse qui mêle visions d’horreur et angoisse dans l’esprit Silent Hill. Graphiquement de très haute qualité (prévoir un PC moderne quand même), des images dérangeantes qui accompagnent des bruitages moins inspirés, le tout pour un quart d’heure marquant et prenant. Ne vous laissez pas avoir par cette belle forêt ensoleillée, elle cache bien son jeu.


Ces chroniques sont arrivées en temps et en heure, mais restons prudents sur les capacités du chaologue à tenir le rythme ; il reviendra dès qu’il aura à nouveau des trouvailles à présenter.

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